Ça y est, c’est l’automne. Les feuilles rougissent et tombent des arbres, les températures se refroidissent légèrement et la pluie fait son grand retour. En forêt, les équipes de l’ONF adaptent leur gestion à ce changement de saison. Après la récolte des graines, c’est le moment du martelage. Une pratique de gestion forestière incontournable, mais méconnue.

Compas, marteaux, bombes de peinture, compteurs et équipements de protection… Peut-être, au cours de vos balades en forêt, avez-vous déjà vu des forestiers équipés de la sorte. C’est tout à fait normal ! A l’automne, ils réalisent les premières opérations de martelage. Une action de gestion forestière qui consiste à désigner les arbres à exploiter. Il s’agit d’un travail indispensable pour répondre au renouvellement des forêts françaises.

Alimenter la filière bois

Répartis « en virée » dans des couloirs espacés d’environ 24 mètres, les forestiers arpentent la forêt de façon très organisée. Leur objectif : marquer, au marteau ou à la bombe de peinture rouge, les arbres qui seront prochainement récoltés pour alimenter la filière bois. La première marque est faite sur le tronc, tandis que l’autre s’effectue au niveau de la souche. Une technique utilisée afin de s’assurer, après la récolte, que seuls les arbres identifiés ont bien été prélevés par les bûcherons et les entreprises de travaux forestiers.

Le martelage, une affaire de choix !

Chaque martelage est le fruit d’une mûre réflexion de la part du forestier. Lorsque les arbres poussent à proximité les uns des autres, le forestier va évaluer l’état de chacun, ses défauts et son potentiel, afin de récolter le moins résistant au profit du plus résistant. Les plus beaux arbres bénéficieront ainsi de plus de lumière et d’espace pour se déployer pleinement.
Les équipes de l’ONF, lors des opérations de martelage, désignent aussi des arbres à conserver pour leur haute valeur biologique. Il s’agit le plus souvent d’arbres résistants au réchauffement climatique ou bénéfiques à la biodiversité forestière. Dépérissants, secs, creux, avec des nids… ils peuvent par exemple accueillir une faune et une flore particulière.

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