Samedi 8 avril 2017 à 20 h 30 à la salle Deslongchamps, proche du Paléospace à Villers sur Mer 
Balade nocturne à la découverte des animaux du marais.
L’Association Pays d’Auge Nature et Conservation propose une présentation en salle de la faune nocturne de Normandie suivie d’un parcours dans les marais à la recherche des chouettes,
chauves-souris ou encore tritons !Et avec un peu de chance, nous aurons peut-être l’occasion d’entendre le chant
des rainettes qui marque l’arrivée du printemps !   https://www.paysdauge-natureetconservation.fr

Un peu plus pour les curieux ou ceux qui se posent plein de questions sur le chant des Rainettes..

Comment parvenons-nous à suivre une conversation dans le brouhaha d’une foule, d’un restaurant bondé ou lors d’un concert ? Ces situations où le bruit brouille l’écoute amènent à s’interroger sur la structure du son émis par l’interlocuteur, sur celle du fond sonore, et sur la façon dont le système auditif perçoit et analyse l’ensemble, séparant le bon grain communicationnel de l’ivraie cacophonique. Le bruit ambiant, qui semble désordonné, est en fait plus régulier qu’il n’y paraît. En outre, ces régularités sont peut-être exploitées par le système nerveux pour distinguer le discours d’un interlocuteur. Des chercheurs de l’université du Minnesota ont ­exploré cette idée en étudiant des concerts de rainettes criardes. Leurs résultats, parus dans la revue Current Biology du 6 mars, suggèrent que madame grenouille distingue le chant de certains de ses prétendants en exploitant des régularités statistiques de la cacophonie du groupe.

A partir d’enregistrements de concerts de rainettes en période de reproduction, les chercheurs ont tout d’abord modélisé de quelle manière les femelles perçoivent le concert de mâles. Ils notent que parmi les multiples fréquences qui constituent ce chœur vocal, les amplitudes de certaines ­varient de façon synchronisée et régulière au cours du temps, et que les femelles sont susceptibles de détecter ces régularités. Ce phénomène, appelé co-modulation des fréquences, est du même ordre que les ondulations du chant des cigales dans une pinède l’été, une signature du bruit de fond.

Les chercheurs ont alors abordé le cœur du problème, faisant l’hypothèse que la rainette femelle exploite la co-modulation pour écouter le chant de mâles uniques parmi le bruit. Ils ont testé cette hypothèse en observant le comportement de femelles auxquelles ils ont diffusé le chant d’un mâle couvert par différents fonds sonores synthétiques : des chants mimant le bruit du chœur des mâles dont ils ont co-modulé ou non les fréquences…
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/03/27Chant des rainettes